Sur la plage abandonnée…

Vous êtes à la plage ? Si oui, vous risquez de croiser plus de plastique que de coquillages et crustacés…


Au rythme actuel, en 2050, il y aura plus de plastique que de poisson dans les océans, ce qui a un impact direct sur notre métabolisme. Comme  on ingère aujourd’hui en moyenne l’équivalent d’une carte bleue de plastique par semaine, je vous laisse imaginer ce que cela donnera en 2050.

Il faut donc d’abord réduire notre consommation de plastique à sa source, c’est-à-dire quand on fait les courses. Alors oui c’est plus simple d’acheter de la salade en sac plastique, mais pensez au fait que vous risquez de finir par le manger. Vous allez me dire « mais le recyclage alors ? » On est bien d’accord le recyclage est nécessaire mais aujourd’hui, nos chaines de recyclages sont loin de pouvoir absorber tous les déchets produits par notre société. Et pour vous donner une idée de son insuffisance, un seul chiffre:  1% des bouteilles
en plastique que vous mettez dans votre bac jaune sont recyclées. Le reste sera envoyé dans des pays du 1/3 monde, parfois illégalement, pour être entreposé
dans des décharges à ciel ouvert. *

Maintenant que la question de la source est réglée, penchons-nous sur ces centaines de millions de déchets qui finissent leur vie dans la nature et la colonisent.
Ils ne la détruisent plus tout à fait dans l’indifférence générale car certaines micro-initiatives ont vu le jour et méritent d’être racontées.
Premier exemple, l’association Wings of the Ocean. Créée par Julien Wosnitza et Sébastien Fau, deux anciens Sea Shepherd (l’association du Capitaine Paul Watson),
elle réalise depuis 3 ans des actions de dépollution en mer à bord de leur voilier Le Kraken (lors de plongées sous-marines) et sur les littoraux (avec des opérations de nettoyage
de plages). Cet été, leurs actions prennent de l’ampleur avec deux voiliers supplémentaires affrétés à des missions de dépollution ciblées autour de l’étang de Berre et la Méditerranée.  Sur terre, ils ne restent pas inactifs et mènent des initiatives de sensibilisation dans les écoles, des conférences ou des workshops de recyclage pour faire changer les consciences et
les modes de consommation.

Le plastique récupéré en mer et sur les côtes est ensuite envoyé au recyclage.

Et le recyclage, c’est l’affaire de jeunes marques de mode comme Ankor. Elle fait partie de l’initiative Sequal qui récupère elle aussi le plastique en mer. Ensuite elle nettoie
le plastique marin, le broie en paillettes, le fond en granulé puis le recycle en fil. Elle réalise au final un mixage avec du coton bio et obtenir une maille durable, respirable et durable. Bref elle parvient à son échelle à changer de mode vestimentaire et de production.

 

*pour en savoir plus allez voir le documentaire « Sur le front : la face cachée du recyclage » sur France 5

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