QR Code : un succès en 5 vagues

Le QR Code vous accompagne toutes vos sorties ; la pandémie lui a offert une seconde jeunesse. Retour sur ses évolutions, ses usages marketing et son futur.

Tout commence dans usine japonaise adepte du « kanban », un principe de gestion en flux tendu où chaque composant doit être livré juste à temps. Comme les ouvriers passent trop de temps à scanner les codes barre pour choisir le bon composant parmi plusieurs dizaines de milliers, un ingénieur Masahiro Hara s’inspire du jeu de go et passe d’un système uniquement horizontal (code barre) à un système en deux dimensions pour démultiplier l’intégration de données. Il complète son idée en lui ajoutant 3 carrés noirs sur les côtés pour repérer le sens du code.

Jugée trop innovante, sa proposition est refusée par sa direction et Masahiro Hara la propose vers d’autres industriels qui vont l’adopter pour diverses utilisations industrielles. Le QR code commence ainsi par une vaguelette.

La seconde vague commence à toucher au Japon le grand public avec la crise de la vache folle qui pousse les distributeurs à donner des informations sur la traçabilité de leurs viandes. Le PMU japonais embraye le pas et le met sur ses tickets de paiement.

La troisième vague arrive au milieu des années 2000 avec l’apparition des smartphones qui permettent d’être conduit vers un site Internet, une vidéo ou un bon de réduction.

La quatrième vague, très asiatique, est connectée aux systèmes de paiement de Wechat, Alibaba ou Paytm (solution de paiement indienne) permet de régler directement l’essentiel des dépenses du quotidien, supermarché, taxi, restaurant… A Shanghai, certains SDF font ainsi la manche en affichant leur QR code WeChatPay.

La cinquième vague, celle de la pandémie l’a définitivement installé dans nos vies et certaines marques en profitent de manière astucieuse avec :

-du contenu enrichi comme la marque de lait Lactel qui vous conduit
vers une vidéo présentant son engagement environnemental

-une expérience immersive lors d’un spot TV :
la Camif a proposé aux téléspectateurs de scanner avec leur téléphone
un QR Code affiché à l’écran pour projeter en réalité augmentée
le produit présenté dans le spot

-de la connivence avec ses consommateurs comme Victoria Secret

-une expérience phygitale comme Lancôme qui propose en magasin
une expérience par QR code pour être redirigé vers une plateforme
en ligne pour essayer virtuellement du maquillage

 

 

 

 

 

La sixième vague va arriver vite et sera médicale : un laboratoire danois travaille sur des médicaments avec des QR comestibles. L’avantage est double, le patient a l’assurance qu’il ne s’est pas trompé de traitement et que le médicament n’est pas contrefait. Mieux encore, ce laboratoire a réussi à imprimer des vignettes QR Code avec une encre dédiée contenant des doses exactes de CBD et de THC. Masahiro Hara quant à lui, n’a pas dit son dernier mot. Il travaille sur l’élaboration d’un QR Code qui serait porté en collier, contiendrait les données médicales essentielles pour qu’un médecin ai accès en un éclair un bilan de santé. Autre chantier qu’il mène en parallèle : un QR Code en couleurs pour activer des secours en cas de catastrophe naturelle qui aurait coupé toute connexion internet ou de téléphone.

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