Medicamentum : le Yuka du médicament

Les Français font partie des plus gros consommateurs de médicaments et sont champions pour les antibiotiques et anxiolytiques.  En même temps, certains d’entre eux sont toujours réticents à l’idée de se faire vacciner (44%).  Il est logique qu’à un moment donné, ils souhaitent savoir ce qu’ils consomment. 

Medicamentum est là pour ça. Cette application, imaginée par la start-up Beyowi,  a ainsi pour vocation de guider  ses utilisateurs dans leurs prises de médicaments avec la mise à disposition des notices d’utilisation des 15 000 médicaments référencés par l’Assurance Maladie. Cet outil intelligent permet de créer un compte personnalisé pour  bénéficier de conseils sur sa prise de médicaments : comportements à risques, contre-indications, interactions médicamenteuses… Medicamentum alerte, prévient et informe le grand public sur les milliers de médicaments existants sur le marché et leurs risques. 

Lancée en janvier 2020 en mode beta, l’application s’enrichit au fil des tests et retours utilisateurs en fonctionnalités nouvelles : facilitation de la lecture grâce à des pictogrammes, qualification de ses ressentis après une prise de médicament… 

Pensée pour tous les citoyens français, Medicamentum s’adresse en priorité aux seniors, mais également aux femmes enceintes, aux jeunes parents ou aux aidants. Face à son concurrent Posos, le fondateur de la plateforme Pascal Huynh a cherché à se démarquer à travers une ergonomie simple d’utilisation et un processus de bilan de traitements facilité en 3 étapes. 

Ce projet Made in France est encore jeune mais ambitieux. À terme, le fondateur de l’application souhaite fédérer une communauté de 300 000 patients et professionnels de santé. Aujourd’hui, Medicamentum se repose uniquement sur la base de données publiques de l’Assurance Maladie, mais l’objectif pour 2022 est d’y indexer d’autres bases de données et statistiques externes, de développer des outils prédictifs grâce à l’intelligence artificielle et de déployer la solution dans d’autres pays européens. 

Pouvons-nous imaginer pour Medicamentum un engouement aussi fort que celui vécu par Yuka ? Cela reste à voir, car l’application ne se substitue pas aux conseils avisés d’un professionnel de santé : l’application informe ses utilisateurs sur les risques engendrés par un traitement, mais elle ne peut en aucun cas servir de prescription médicale. 

Elle se révèle toutefois utile pour tout patient concerné et enclin à utiliser une solution digitale garantie par leur médecin et encadrée par des entités connues de leur univers physique.

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