Les mêmes, un format de com unique

Si vous passez plus de 2mn sur Internet par jour, vous avez certainement souri, partagé ou surenchéri sur un même. Passons en revue les mêmes qui rapportent le plus aux artistes et aux marques.

 

Essayons d’abord de définir un même : c’est une image ou un gif que l’on détourne en lui ajoutant un texte décalé ou en changeant le fond du décor. Cette parodie ou moquerie gagne une dimension collaborative car chacun peut ajouter son commentaire sur un plongeon de Neymar ou la moue de Grumpy Cat.

Les mêmes sont tellement puissants qu’ils ont dépassé le cadre digital. Dans les rayons des jeux de société, vous trouvez des jeux qui vous challengent à trouver la légende la plus drôle à une image virale du Web. Dans l’art, ils ont fait une entrée intéressante : Paper Paul les reproduit en version papier sur des cartes pop-up 3D. Ses prix augmentent mais n’atteignent pas encore celui du même « Disaster girl » : 495 000 $ en NFT ; rappelez-vous, c’est la jeune fille qui sourit de manière incongrue devant une maison en flamme.

Vu la puissance de propagation des mêmes, son coût de production quasi nul, certaines marques ont exploité ce format pour divertir les internautes, créer des émotions et de la complicité.

Maje a ainsi collaboré avec le compte Instagram Vogue Turfu. La campagne, #MajedoeseMemes, est culotée, fait preuve d’autodérision en parodiant ses propres visuels de campagnes.

 

Oasis, une marque qui a de l’humour et adepte des jeux de mots utilise des phrases percutantes/clichées en mettant en scène ses fruits dans des situations très humaines.

Ces campagnes sont réussies car ces deux  marques arrivent à gommer leur dimension commerciale et peuvent se révéler à double tranchant si l’exécution est maladroites ou jugée trop opportuniste.

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